Une mesure de souplesse et une échéance, dans le même texte, sur des horloges différentes
Le Furniture (Quality Control) Order, 2025 ne fixe pas une norme unique pour l'ensemble du mobilier. Il fait correspondre six catégories de produits distinctes à six normes indiennes de 2022 séparées : sièges de travail (IS 17631:2022), chaises et tabourets d'usage général (IS 17632:2022), tables et bureaux (IS 17633:2022), meubles de rangement (IS 17634:2022), lits (IS 17635:2022) et lits superposés (IS 17636:2022). Chaque catégorie nécessite sa propre licence BIS et son propre marquage ISI avant qu'un produit qui en relève puisse être fabriqué, importé ou vendu en Inde. Les grandes et moyennes entreprises devaient s'y conformer dès le 14 février 2026. Les micro et petites entreprises, classées selon le Micro, Small and Medium Enterprises Development Act de 2006 et enregistrées sur le portail Udyam, ont bénéficié d'une exemption courant jusqu'à l'expiration de dix-huit mois après la date de notification du texte, le 13 février 2025, ce qui tombe le 13 août 2026. La modification de février 2026 dont ont surtout parlé les veilles réglementaires faisait tout autre chose : elle a accordé à tout fabricant, quelle que soit sa taille, un plafond d'importation d'unités non marquées à des fins de recherche et développement, a permis à quiconque détient un stock antérieur à l'échéance de continuer à le vendre pendant douze mois supplémentaires, et a permis aux exportateurs d'importer des composants non marqués pour des produits qui quittent l'Inde plutôt que d'y être vendus. Ces trois exceptions sont étroites et conditionnelles, superposées à la règle de base. Aucune d'elles n'a déplacé la seule date qui détermine si une petite entreprise du meuble peut continuer d'exercer.
Trois nuances qui séparent le signal du bruit
01
La modification de février a assoupli des exceptions, pas l'échéance
La couverture du S.O. 774(E) a été lue comme un assouplissement de la règle. Ce qu'il a réellement fait, c'est ajouter trois exceptions permanentes et conditionnelles, importations R&D, écoulement de stock, composants export, dont aucune ne prolonge l'exemption de dix-huit mois qui expire aujourd'hui.
02
Six normes, pas une règle unique pour le meuble
Un catalogue de marque tient rarement dans une seule catégorie. Une gamme couvrant tabourets, tables et rangements a besoin d'une licence BIS et d'un marquage ISI distincts pour chacune des trois normes indiennes concernées, pas d'une approbation unique pour toute la ligne.
03
Le critère de taille est l'enregistrement Udyam, pas une lecture intuitive de « petite entreprise »
L'éligibilité d'un fabricant ou importateur à l'exemption dépendait de sa classification au titre du MSMED Act enregistrée sur le portail Udyam, seuils d'investissement et de chiffre d'affaires, pas du nombre de salariés ni de la façon dont l'entreprise se décrit.
13 fév. 2025
Le DPIIT notifie le Furniture (Quality Control) Order, 2025 (S.O. 801(E)) en vertu du BIS Act de 2016, faisant correspondre six catégories de meubles à six normes indiennes de 2022 et déclenchant un compteur d'exemption de dix-huit mois pour les micro et petites entreprises.
14 fév. 2026
Le texte entre en vigueur pour les grandes et moyennes entreprises. La licence BIS et le marquage ISI deviennent obligatoires pour fabriquer, importer ou vendre les six catégories de meubles couvertes en Inde.
Fév. 2026
Le DPIIT publie au journal officiel le Furniture (Quality Control) Amendment Order, 2026 (S.O. 774(E)), ajoutant un plafond d'importation pour la R&D, une fenêtre de douze mois pour écouler les stocks existants et une exception d'importation de composants destinés à l'export.
13 août 2026
L'exemption de dix-huit mois expire. Les micro et petites entreprises de fabrication et d'importation de meubles doivent désormais détenir une licence BIS valide et apposer le marquage ISI pour continuer à opérer dans les six catégories couvertes.
Les chiffres derrière le 13 août
Un chiffre indique combien de catégories de produits distinctes, et de licences distinctes, le texte couvre réellement. Un autre indique la durée du compteur d'exemption qui vient de s'arrêter. Le troisième montre l'ampleur de la seule exception qu'un fabricant peut encore utiliser aujourd'hui, et à quel point elle est plafonnée.
6
catégories de meubles couvertes, chacune associée à sa propre norme indienne de 2022 et nécessitant une licence BIS distincte : sièges de travail, chaises et tabourets d'usage général, tables et bureaux, meubles de rangement, lits et lits superposés
18 months
la fenêtre d'exemption inscrite par le DPIIT dans le texte pour les micro et petites entreprises le 13 février 2025, expirant le 13 août 2026
200 units/FY
le plafond d'unités non marquées qu'un fabricant titulaire d'une licence BIS, ou en cours de demande, peut importer par exercice fiscal à des fins de R&D en vertu de la modification de février 2026, à mettre au rebut ensuite, sans les vendre
Le vrai sujet : une exemption qui expire comme prévu, pas une règle qui s'assouplit
La modification de février 2026 a donné au QCO du meuble un récit de soulagement : importations R&D plafonnées, fenêtre d'écoulement de stock, exception export, des changements lus, à juste titre, comme une réponse du gouvernement à la pression du secteur. Ce récit s'est superposé à un compteur distinct, plus ancien, que la modification n'a jamais touché. L'exemption de dix-huit mois pour les micro et petites entreprises a été fixée le jour même de la notification du texte, le 13 février 2025, et elle devait toujours expirer le 13 août 2026, quoi que le DPIIT ait ajouté entre-temps. Une entreprise qui a lu la modification de février comme la preuve d'un assouplissement de la règle, et qui a supposé que son propre délai de mise en conformité s'était déplacé avec elle, se trouve aujourd'hui du mauvais côté d'une échéance qu'elle n'a peut-être même pas suivie comme telle. La classification qui comptait depuis le premier jour, la taille au sens du MSMED Act, enregistrée sur Udyam, et non la modification qui a fait la une de la presse spécialisée, est ce qui détermine si un fabricant ou importateur de meubles peut légalement continuer d'opérer en Inde aujourd'hui.
Pourquoi c'est important pour les marques
Pour toute marque de retail ou de biens de consommation qui importe ou vend des produits relevant du mobilier en Inde, chaises et tables de camping et de plein air, meubles de rangement, cadres de lit, vendus directement ou via un distributeur local, trois conséquences découlent d'aujourd'hui. D'abord, vérifier dès maintenant, et non le trimestre prochain, si chaque fournisseur derrière ces références détient déjà une licence BIS, y compris tout petit fabricant indien auprès duquel une marque s'approvisionne en composants ou en pièces finies : un fournisseur conforme hier sous couvert de l'exemption ne l'est plus aujourd'hui sans licence, et l'obligation de détenir une licence valide incombe à qui fabrique, importe ou vend le produit, pas seulement à la marque figurant sur l'étiquette. Ensuite, traiter la classification comme un exercice par catégorie : une gamme couvrant chaises, tables et meubles de rangement nécessite des licences BIS correspondant à chacune des normes indiennes concernées, pas une approbation unique, une cartographie référence par référence face aux normes IS 17631 à IS 17636 étant la seule façon de connaître l'exposition réelle. Enfin, ne pas lire la modification de février 2026 comme un soulagement général : ses trois exceptions, importations R&D plafonnées, fenêtre d'écoulement de stock de douze mois, importation de composants export, sont étroites et conditionnelles, chacune avec sa propre limite et ses propres formalités, et aucune ne remplace la détention d'une licence sur un produit qu'une marque compte vendre en Inde après aujourd'hui.
Deux lectures du 13 août
Lecture étroite
L'Inde a rendu sa règle BIS sur le mobilier plus flexible début 2026, en imposant d'abord la certification aux grandes entreprises, puis en ajoutant des facilités d'importation et de stock le même mois.
Lecture structurelle
La flexibilité qui a fait la une en février n'a jamais touché à la seule date qui détermine si un petit fabricant ou importateur peut légalement continuer à vendre des meubles en Inde, et cette date, c'est aujourd'hui : le compteur d'exemption, et le critère de classification qui le sous-tend, ont fonctionné indépendamment de la modification tout du long.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui a changé pour le mobilier vendu en Inde le 13 août 2026 ?
La modification de février 2026 prolonge-t-elle cette échéance ?
Quelles catégories de meubles sont couvertes, et que doivent vérifier les marques qui importent en Inde ?
Sources
- Department for Promotion of Industry and Internal Trade (DPIIT), Ministry of Commerce and Industry, Government of India: Furniture (Quality Control) Order, 2025, gazette notification S.O. 801(E), 13 February 2025
- e-Gazette of India (Government of India Press): Gazette of India, Extraordinary, Part II, Section 3, Sub-section (ii)
- Bureau of Indian Standards (BIS): Quality Control Orders and Standard (ISI) Mark licensing
- World Trade Scanner: full text of DPIIT Order No. S.O. 801(E) dated 13 February 2025, Furniture (Quality Control) Order, 2025
- LegitQuest: Furniture (Quality Control) Order, 2025, statute text and amendments
- TeamLease RegTech: "Furniture (Quality Control) Amendment Order, 2026"
- HQTS: "Big Changes Coming to BIS Certification in India in 2026"
- ReachLaw: "Mandatory BIS Certification for Furniture, Effective from 14th February 2026"
- StandPhill India: BIS QCO for furniture, IS 17631:2022 to IS 17636:2022 category mapping



